20/11/2005

ROMANS fait de nouveau la Une

L’imprudence de deux enfants qui se sont électrocutés a une nouvelle fois servi de prétexte pour déclencher des incidents. Et pour pouvoir les poursuivre ou faire comme les autres il fallait trouver autre chose. Et après s’être creusé les méninges, sont sortis de la mémoire de personnes qui n’avaient certainement "rien a se reprocher" les mots : racaille et karcher. Ces mots étaient pourtant biens ciblés à l’encontre de quelques personnes d’un quartier de banlieue parisienne. Mais ces mots repris par les médias ont finis par être appliqués au quartier tout entier puis à tous les quartiers populaires de France, excusant ainsi tous les débordements.
Débordements que l’on a expliqués par le taux de chômage de ces quartiers ou la crise du système français d’intégration (même si la quasi totalité des interpellés sont Français et sont soit mineurs soit recherchent activement du travail toute la journée devant chez eux… simulant des entretiens d’embauche).


Et lorsque le calme commence à revenir, Romans revient malheureusement sur le devant de la scène avec l’incendie d’une église. Il est à noter que cette action serait, selon la subtile analyse du fil rouge, une "manipulation politique" des "laquais du capitalisme". Les vrais coupables ayant été démasqués, allons manifester pour que les quatre personnes appréhendées soient relâchées !


Enfin, sans défendre Nicolas SARKOZY et ses méthodes pour faire parler de lui, il faut se rendre à l’évidence : son discours plaît. Il plaît notamment aux électeurs de l’extrême droite et cela n’irrite pas seulement l’extrême droite mais aussi (et surtout ?) le PS qui voit sa stratégie électorale basée essentiellement sur les triangulaires devenir obsolète.
Monsieur SARKOZY, restez chez vous ! Monsieur le maire de Romans ne veut pas que vous veniez honteusement faire de la récupération médiatique de cet événement, il tient à maintenir le malaise social à Romans, et les voix qui font gagner la gauche avec...

05/10/2005

Les manifs

Des manifestations se sont déroulées partout en France dans le but de défendre les emplois et les salaires ! Qui est contre le travail et les salaires ? Dites-le moi, il y a quelque chose que je n'arrive pas à comprendre.

Ces manifs avaient également pour but de contester la politique de notre Gouvernement et le soir du 4/10 je regardais canal+ avec comme invité Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT. Quand le journaliste lui a demandé pourquoi il ne faisait que critiquer et ne proposait jamais rien il a réussi a détourner la question en parlant de la "manière" dont le Gouvernement traité les choses. J'en ai donc conclu qu'il était d'accord avec le gouvernement mais en tout bon syndicaliste qu'il était quand même contre. Contre tout, sans se poser de question, par principe. C'est vrai qu'il est plus facile de détruire que de construire : construire c'est long et c'est du travail.

J'ai un message aux grévistes : votre jour de grève ne sera pas payé, par contre tous les élus de gauche qui, et ceux de Romans en tête, se sont montrés "solidaires" avec vous ne seront certainement pas solidaires jusqu'au bout. La plupart d'entre eux sont socialistes mais pas trop, le partage et la solidarité ont leurs limites...

Avant que je ne m'emporte je vous fais profiter d'un bon commentaire de Dominique lu sur Leromanais :

ROMANS COULEUR SANG

Ce matin, en me rendant à mon travail, j’ai vu du rouge de partout,. Des tracts, affiches et autocollants apposés sur des poteaux, poubelles et tout autres endroits non prévus à cet effet.

Hier, 4 octobre, la ville de romans a affiché la couleur. Le rouge était prédominant avec son « maire » en tête du cortège.
Il est vrai que notre ville est gravement blessée, elle saigne et de ce fait le rouge est de rigueur…

Communistes, révolutionnaires, socialistes, « pastèques » et autres syndicalistes sectaires portant haut les couleurs « des rouges » étaient dans la rue pour manifester (un fois n’est pas coutume) contre un gouvernement volontariste qui cherche des solutions et fait des propositions à la France pour arriver à sortir d’une crise due au laxisme et à l’ingestion des gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis ces 25 dernières années.

Dans ce pays ou les valeurs du travail, de la famille et du drapeau ont fait place à l’individualisme et à l’égoïsme, le constat est cruel. Nous vivons à l’image de l’Union Soviétique des kolkhozes et des sovkhozes.
Là où le rouge est banni de tout pays industriel, la France se démarque avec sa génération de soixanthuitars attardés…
Les revendications bien connues de tous, cachent une vérité machiavélique sous couvert de solidarité au secteur privé.
Tous ces fonctionnaires ou assimilés, ces nantis du système économique français semblent donc s’inquiéter de l’emploi en France, des nouvelles mesures favorisant la création d’emplois. Mais pourquoi un tel sursaut en faveur de ce qui produit les richesses françaises ?

C’est très simple…
Vous, ouvriers et employés du secteur privés, cadres, professions libérales et patrons, demeurés « les vaches à lait », de l’ensemble de ce secteur public. Sans la richesse de votre production et de votre labeur quotidien, l’avenir de la fonction publique n’est plus au « rose ».
Il le savent et nous endorment… La vérité est ailleurs.

Romanaises et Romanais, vous impôts locaux augmentent (Foncier et habitation), votre taxe sur les ordures augmente, c’est normal, sinon comment pourrions nous payer la pléthore d’employés de la ville ou des Communautés de Communes ?

Cela suffit, combien coûtent ces mouvements de grèves gratuits ? La France est un grand pays arquebouté sur lui –même vivant sur des acquis qui ne nous ferons pas avancer.

Réfuter et refuser des solutions et des réformes par simple idéologie politique (archaïque et stérile) ne nous fera pas sortir du marasme dans lequel nous emmènent cette catégorie de français.

Sous couvert de démocratie nous sommes en train de tuer la république.

Réveillons nous et faisons confiance au Gouvernement de Villepin et à cet homme qui pense notre France.

Dominique HEIFFEL
Un français qui en
a marre de payer…